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xbrossard 20 février 2013 17:05

article très intéressant, merci à l’auteur

finalement, si l’on regarde tout cela avec un œil extérieur, le jeu de la croissance/compétivité/emploi n’est qu’un combat entre tout les intervenants/pays où le gagnant d’un jour se fait au détriment d’un ou plusieurs autres pays...donc quelque part, le capitalisme ne fonctionne pas si l’on regarde son avantage global.

En fait, plus précisément, ce qui fait que le système fonctionne (dans le sens qu’il apporte plus aux participants en terme de biens utiles produits) de manière globale, c’est le degré d’implication et la confiance de ses participants :

  • si le jeu des transferts de richesse reste fluide et « juste », dans le sens où il est accepté par la majorité, alors les participants restent motivés pour s’améliorer et tenter de reprendre l’avantage.
  • si la majorité des participants ne s’y retrouvent pas, alors il y a démotivation et c’est le début de la fin ; plus personne ne se fait confiance, chacun cherchant de garder mesquinement ses avantages, les échanges diminuent et aussi la production. C’est ce genre de mécanisme qui a fait que l’URSS a fini par couler (tout le monde s’appuyant sur tout le monde faisait que chacun en faisait le moins possible en croyant que les autres bosseraient pour compenser).

On peut bien pendant quelque temps « forcer » la croyance au système par le biai de dictatures et /ou système d’esclavage, mais ce n’est que reporter le problème, problème qui est d’abord une question de répartition des fruits du travail de chacun en fonction de ce que chacun pense devoir obtenir ; on en revient donc bien au problème qui était à l’origine des sub-primes : la mauvaise répartition entre revenu du capital et revenu salarial.

Clairement, la situation actuelle est de plus en plus chaude, car on voit bien que les revenus du capitale (via la finance) sont de plus en plus injustifiés, se faisant avant tout sur le dos des travailleurs du tiers monde au détriment des travailleurs occidentaux ; il y a donc de fortes chances pour que le système finisse par s’écrouler de lui-même...

Petite anectote : concernant la répartition du travail entre les acteurs, il es amusant de voir comment un organisme tel que l’ANPE joue les aveugles pour la gestion des chômeurs ; demander à ces derniers d’améliorer leur CV pour qu’ils soient plus employables ne résout pas le problème globale de l’emploi des chômeurs, il permet juste de changer le choix du candidat retenu (celui qui à le meilleur CV gagne) et se ramène à une compétition entre les agents de l’ANPE. Quelque part, les stages de CV sont avant tout fait pour évaluer la qualité des agents ANPE, puisque jamais un bon CV n’a augmenté le nombre de chômeurs employés...



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