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mortelune 28 février 2013 16:32
mortelune

L’europe c’est un peu comme un paquebot. Tout va bien, la mer est belle, la soirée est paisible, la lune et les étoiles brillent. Tous les passagers sont de bon humeur sauf les gamins grincheux évidemment.

Soudain le capitaine reçoit un sms de la part de l’armateur qui lui donne l’ordre de foncer sur un iceberg. Les passagers qui sont sur le pont ne comprennent pas la manoeuvre et s’interrogent sur ce qui va se passer si le cap est conservé. Les plus optimistes pensent que c’est un petit « plus » de la croisière, la bonne surprise du capitaine. Les pessimistes commencent à imaginer le pire. Ils lisent cent fois le contenu du programme de la croisière et rien absolument rien n’est inscrit à ce sujet.
Ceux qui ne sont pas sur le pont sont au restaurant ’le bon nucleogm’ tandis que d’autres dorment dans les cabines. Ils ignorent que l’iceberg est maintenant sur la route du magnifique bateau et que le choc va avoir lieu. Ils sont heureux.
La collision est violente. Ceux qui dormaient pensent faire un rêve et se rendorment aussitôt. Ceux qui mangent font confiance au capitaine et ils demandent le dessert. Parmi les passagers qui sont sur le pont il y a encore des optimistes qui pensent que tout ira bien et que le bateau ne coulera pas. Trop beau, trop grand, trop solide. Les pessimistes cherchent des yeux les canots de sauvetage. 
Le paquebot commence à prendre l’eau tribord avant puis babord avant. L’eau gagne les cales et se répend vers l’arrière en noyant les malheureux qui travaillent en fond de cale. C’est maintenant tout le coté babord qui prend l’eau suivi par le babord arrière.
L’alarme n’est toujours pas déclenchée. La fête bat son plein dans les salons. Tandis que le capitaine fume son cigare en regardant son bateau couler, les hommes d’équipage s’occupent à faire leur travail puisqu’ils sont payés pour ça.
Quand le bateau prend l’eau de toute part, il gite fortement sur tout le côté tribord et plusieurs passagers tombent à l’eau. Là c’est la panique générale, le chaos, les enfants cris et les parents hurlent. Ils se piétinent, s’insultent, s’agressent, s’entretuent. Ceux qui le peuvent montent sur le pont. Les pessimistes cherchent encore les canots de sauvetage. Horreur ! il n’y a plus aucun de disponible. Hommes femmes enfants, tout le monde cherchent de quoi survivre au naufrage quand soudain des rires éclatent sur l’océan. Le capitaine, les chefs des cabines et tout l’équipage sont sur les embarcations de sauvetage et rament en riant et en chantant « il était un petit navire, il était un petit navire, ... ». Au petit matin ils reviennent chercher les rescapés pour qu’ils rament à leur place...

La une du New York times titre : « Le paquebot ’europe’ a coulé » « Les rescapés ont été pris en charge par le paquebot ’usa’ qui se situait à quelques miles du drame ».


Dans le rôle du capitaine : Manuel Barroso
Dans le rôle de l’armateur : Rockefeller
Dans le rôle du tribord avant : la Grèce
Dans le rôle du babord avant : le Portugal
Dans le rôle du coté babord : l’Espagne
Dans le rôle de babord arrière : l’Italie
Dans le rôle du coté tribord : la France
Dans le rôle des travailleurs en fond de cale : les chômeurs
Dans le rôle des chefs des cabines : les gouvernants, les banquiers
Dans le rôle de l’équipage : les politiques
Dans le rôle des passagers : le peuple (riche ou pauvre)



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