@ l’auteur, dont le billet m’intrigue beaucoup.
C’est qu’en effet, du thuriféraire au courtisan, du flatteur au caudataire, la limite est bien fragile...Tant de flatterie à l’endroit d’un homme que personne n’a vu durant cinq ans et que vous qualifiez « d’homme d’Etat », auquel vous prêtez une « stature présidentielle »...
« Homme d’État, il n’a plus rien à prouver sur sa capacité personnelle à décider au plus haut niveau du pouvoir ».
Allons ! Un peu de réalisme, voulez-vous.
Ne voyez-vous pas que tout ce « large aréopage des hiérarques de l’UMP » venu entourer le « leader » d’une opposition qui n’est plus que l’ombre d’elle-même est à l’image de ces reliques que l’on trouve dans les salles 1 à 19 du Département des Antiquités égyptiennes, au Musée du Louvre ?
Allons ! Si vous souhaitez reconstruire quelque chose, ne la faites pas sur un tas de gravats et de décombres.
Tous ces gens venus entourer leur chef qui se réclame des mânes de De Gaulle et Pompidou ne sont plus que les acteurs démonétisés d’une pièce de théâtre dont la mise en scène et les décors sont ceux d’une époque révolue.
J’ai l’impression de voir Jean Bouise en Préfet, photographié à côté d’une DS 21 de couleur noire.
Une époque révolue, vous dis-je, avec toute la mentalité qui va avec d’une opposition politique à l’image de celle aujourd’hui au pouvoir : morte pour l’UMP, moribonde pour le PS.
Regardez autour de vous : le XXIè siècle a commencé. Et il est déjà passionnant.