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Pingouin094 19 mars 2013 16:50
Pingouin094

1er, je n’ai jamais dit que le Venezuela était un paradis pour la liberté de la presse.

Je fais par contre remarquer que Reporter Sans Frontière classe le Venezuela au même rang que les autres pays du sous-continent. Je n’ai jamais entendu personne hurler contre le manque de liberté de la presse en Colombie, pourtant moins bien classé que le Venezuela. Bref, le Venezuela est dans la moyenne des pays du sous-continent, autres pays considérés comme démocratiques.

Par ailleurs, je fais état d’un contexte particulier au Venezuela : celui d’une participation directe de la presse à une tentative de coup d’état dans un passé récent. Aussi, lorsqu’une loi interdit les propos visant à « déstabiliser l’état », il ne s’agit pas d’un prétexte. La presse privée a réellement déjà tenter de déstabiliser l’état d’une manière qu’aucun pays démocratique accepterait.

Si j’écrivais un article sur mon blog titré « Il faut assassiner François Hollande », ne pensez vous pas que je risquerais quelques ennuis judiciaires en France.

Maintenant, imaginez que l’Iran finance très officiellement une chaîne de TV française dans le but d’y promouvoir sa vision islamique. Imaginez que son PDG demande à ses journalistes d’appeler au 20h00 les jeunes musulmans de France à l’insurection, à attaquer les commissariats et les services publics, et si certains ont des armes à feu, tant mieux, ça n’en sera que plus efficace.
Vous pensez que l’état français n’intenterait aucune action judiciaire ?

Ce scénario, totalement irréaliste est pourtant la réalité au Venezuela. Les chaînes privées sont financées par des fonds américains ayant pour but de promouvoir la démocratie. Elles ont appelés l’armée à se rebeller contre le chef de l’état.
Est-il si impensable qu’elles aient quelques ennuis judiciaires ?
Et après, il y’aura de bons esprits pour dire que la liberté de la presse est menacée en France parcequ’on n’a pas le droit d’y appeler à l’insurection et au meurtre contre les forces de l’ordre et les hommes politiques ...

Maintenant, sur la loi obligeant toutes les chaînes de TV et de radio à passer les discours du président, c’est effectivement excessif et condamnable. Mais ça ne suffit pas à définir une dictature, ou alors, comme dirait Lurel « Le monde gagnerait à avoir des dictateurs comme celui là ».



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