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Inquiet 20 mars 2013 11:08

Je ne comprends pas bien la logique présentée :


si un risque ne peut être évalué que quand la situation de risque se présente à quoi ça sert de rémunérer un service de prévision du risque ?

S’il y a malgré tout demande de ce service c’est qu’on est en droit de penser que ce même service sert à quelque chose, et qu’il participe à la prise de décision. Je n’imagine pas un instant des banques rémunérer qui que ce soit à fond perdu sans résultats escomptés attendus, à moins bien sûr qu’il s’agisse d’une escroquerie organisée de grande ampleur profitant à quelques acteurs, ce qui bien sûr n’est jamais à exclure dans le monde de la finance.

Suivant la description qu’en fait l’auteur, j’oserais utiliser le thermomètre comme outil pédagogique de comparaison avec l’agence de notation :
si je comprends bien, il faudrait pour que le thermomètre affiche -1,0,1 ou 2 degrés qu’auparavant j’ai « un peu froid », que pour il affiche -10,-9 ou -8 degrés j’ai « beaucoup froid », qu’il affiche 35,36 ou 40 j’au « très chaud », et qu’enfin autour de 20°C je « sois à l’aise, tempéré ».
Soit, mais l’affichage de la température sans anticipation ne contribue pratiquement à rien en terme de décisions, le fait que je ressente du « très froid », du froid ou du chaud va m’inciter naturellement à prendre des décisions adéquates à cette situation sans faire une fixation sur la mesure précise.

En fait l’argument de déresponsabilisation des agences de notations se basant sur ce type de raisonnement prouve au contraire la responsabilité, car pour être utile, et donc être un acteur qu’on peut rémunérer pour service rendu, l’agence de notation ne peut que dire le contraire de ce qui est ressenti pour permettre aux acteurs du marché de faire « une bonne opération », comme par exemple dire qu’il fait 35° alors qu’on grelotte.



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