Je partage l’analyse de la situation, mais en aucun cas les solutions proposés.
Le libéralisme et le social-libéralisme sont en échec. L’histoire ancienne de la vieille Europe a montré que les mouvements d’extrêmes-droites se sont souvent posés en recours dans de telles circonstances et une répétition est à craindre. Mais l’histoire récente de l’Amérique Latine a montré que la gauche anti-capitaliste peut également devenir le recours.
Les schémas qui ont mené Chavez au Venezuela, Morales en Bolivie ou Kirchner en Argentine au pouvoir sont les mêmes : échec du libéralisme, échec des socialistes ralliés aux libéralisme, vive contestation sociale et arrivée au pouvoir par les urnes d’un gouvernement de la gauche anticapitaliste ( ou d’une gauche social-démocrate très à gauche pour l’Argentine)
Dans ce cadre, le Front de Gauche peut et doit se poser en recours de la politique social-libéral du PS. Ses propositions de refondation du pacte républicain et de la démocratie par une assemblée constituante et une VIème république, à l’instar là encore de la gauche anticapitaliste sud-américaine était une très bonne première pierre. Le FdG doit continuer en ce sens et ne pas hésiter à se poser en alternative, en recours face au PS et à s’en désolidariser ... ce qu’il fait de plus en plus soit dit en passant.
Il n’y a pas à hésiter sur ce sujet. Le PS, désormais qualifié de « social-libéral » n’est plus un parti de gauche. C’est la principale leçon à tirer des premiers mois de présidence Hollande.