Cher Bernard,
Une campagne présidentielle est-elle le bon moment pour esquisser une vision de l’avenir de l’humanité ? Pris dans les rets des exigences médiatiques et partisanes, les candidats peuvent-ils donner libre cours à leur pensée à long terme ?
Sur le fond, ce serait bien sûr souhaitable, mais en écoutant les questions de ce pannel de citoyens invité à questionner nos candidats sur TF1, et leur côté egocentrique, on imagine assez bien quel serait l’impact de ce type de vision.
Je pense qu’on en apprend un peu dans les longs entretiens filmés par N. Voisin, et plus encore dans les ouvrages rédigés par certains des candidats (les leurs, pas ceux de leurs negres), mais je serais plus indulgent que vous sur cette question. Il est à mon avis impossible pour un candidat de répondre à votre souhait dans ce type de campagne, ce qui n’exclue pas qu’ils aient effectivement un côté visionnaire (je pense notamment à Arlette Laguiller, peut-être Olivier Besancenot et José Bové, sans doute Nicolas Hulot, sûrement François Bayrou...).