Il y a ceux, au PS surtout, qui cherchent, désespérément, quelqu’un pour les aider à supporter le poids de leur politique austère et qui en viennent à croire que le PC pourrait, moyennant quelques strapontins ministériels, rejouer ce ce rôle.
Et il y a ceux, ex PS du PG surtout, pas encore guéris de l’anticommunisme contracté dans l’appareil du PS, qui croient que le FdG n’est qu’un moyen de décrocher, au frais du PC, les parcours carrièristes qu’ils ont raté quand ils naviguaient dans le marigo socialiste.
Ni les uns, ni les autres, n’ont une saine vision du FdG. En lançant cette stratégie, Buffet, pour le PC, et Mélenchon ont tablé sur la possibilité de rassembler, en France, toute la gauche (PS compris même si celui-ci devra exploser) sur une politique de gauche, moderne, en faveur des prolétaires (ceux qui doivent travailler pour vivre) de ce pays.
Comme aux présidentielles et législatives, le FdG n’a aucun intérêt à sacrifier, au bénéfice de la droite, sur l’autel de la « purification ethique », les milliers de collectivités locales qu’il gère (PC surtout), et plutôt bien, si l’on en juge par les retours des administrés, avec le PS.
L’enjeu, pour les municipales, est donc d’imposer le FdG, comme interlocuteur direct du PS. Et c’est cela que, comme Che64000, le PS redoute, et essaie d’éviter en flagornant les communistes, au détriment de la cohésion du FdG. Disons le franchement à Che64000, en pleine « cahuzaquerie », la maneuvre n’a aucune chance de réussir !