Un sujet tel que le « mariage pour tous » est un débat de société
d’une autre ampleur qu’un projet de nationalisation. Il doit faire
l’objet d’un référendum, digne d’une démocratie qui se respecte,
précisément parce que son objet est irréversible.
Être « ami de la démocratie », Monsieur Bartolone, c’est en accepter
les risques et permettre la tenue d’un référendum dans de bonnes
conditions. Une chose dont vous vous êtes bien gardé de peur que la
démocratie effective ne se retourne contre le progrès en invalidant par
ce biais le projet socialiste. À présent, la réversibilité de cette
mesure est rendue impossible, hors guerre civile. Les socialistes ont
ainsi pris en otage la démocratie au nom du progrès. Ils sont coutumiers
du fait, et nous avaient déjà fait le coup avec l’abolition de la peine
de mort.
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Alors, pour les « amis de la démocratie », Monsieur Bartolone, vous repasserez…