Le programme du FdG aborde cette question. Mais en la matière, il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. En l’occurence, ceux qui refusent par dogmatisme de rallier le FdG tout en n’ayant aucune divergeance idéologique avec lui ne trouve plus que cet argument « il n’est pas compatible avec l’UE ».
Oui, le projet du FdG n’est pas compatible avec l’europe actuelle. C’est pourquoi le programme du FdG implique l’idée de réformer l’Europe. Le thème est essentiellement développé dans l’excellent livre de Jacques Généreux « Nous, on peut ». Un bref résumé :
1°) Dans les textes actuels de l’UE, il est admis (il faudrait que je retrouve les références exactes) qu’un pays peut poser un véto à un réglement européen s’il estime que l’intérêt supérieur de la nation est mis en danger. Une disposition rarement mise en pratique, mais qui existe. A partir de ce principe Européen et en réformant la 6ème République pour placer dansla constitution la supériorité du référendum populaire sur les traités internationaux (ce qui n’est pas le cas), un gouvernement français serait juridiquement fondé à refuser certaines exigences de l’UE (par exemple l’ouverture à la concurrence de services publics) si un référendum national s’y oppose, au nom de l’intérêt supérieur de la nation à respecter les résultats d’un référendum.
2°) La BCE peut être réformée. Les banques centrales américaines, anglaises, japonaises fonctionnent sous d’autres modèles et les ultra-libéraux européens auront quand même du mal à dire que ce ne sont pas des modèles acceptables. Pourtant, les américains font tourner la planche à billet, rachètent directement leur dette etc...
Avec un chomage à plus de 25% en Espagne, la crise que l’on sait en Grèce, à Chypre, la crise politique en Italie, peut-on vraiment affirmer que si un pays ayant le poids de la France tentait d’imposer ses vues, il échouerait obligatoirement ? N’est ce pas plutôt Mme Merkel qui commence à être acculée ? Même le FMI en est à remettre en cause sa politique d’austérité ...
3°) Si cela échoue, il reste toujours la possibilité de rester dans l’UE, mais de quitter la zone euro pour fonder un « Euro du Sud », union monétaire avec les pays partageants la même conception du rôle d’une BCE que nous. Je pense que certains pays en proie à la crise pourraient être interressé.
4°) Et seulement si tout ça échoue, alors il faudra se poser la question de quitter l’UE. Mais ce n’est pas un préalable, mais une solution, la moins souhaitable, pour sortir de la crise actuelle.