Dernier point : Il y’a un élément que l’auteur ne perçoit pas dans son analyse « culturelle » de la politique française.
La Vème République est par essence bi-partisane. Le système électoral des députés, uninominal à deux tours, fonctionne à peu prêt bien et représente à peu prêt les électeurs tant que les questions sont :
1°) Qui est majoritaire de la droite ou de la gauche ?
2°) Qui à l’intérieur de la gauche ou de la droite est le parti majoritaire dans son camp.
Le fonctionnement de la Vème République ne représente plus les électeurs quant, fait nouveau, le parti au pouvoir a, à la fois, une opposition à sa droite et à sa gauche.
C’est le cas pour l’actuel gouvernement socialiste, avec une opposition UMP et une opposition FdG. ( Le FdG se définit dans l’opposition à la politique du gouvernement et vote comme tel à l’Assemblée, mais pas « dans l’opposition » puisque dans les institutions de la Vème République, il n’y a que deux camps, la majorité gouvernementale, et « l’opposition » qui représente l’autre bord de l’échiquier politique, la droite en l’occurance. « Opposition de gauche » n’existe pas de manière officielle dans la Vème République).
Mais ce serait également le cas, si le Modem venait au pouvoir.
Bref, l’évolution politique française, avec l’émergeance du FdG, et potentiellement du Modem rend obsolète la Vème République.
La « révolution culturelle » a déjà commencé, aux institutions de suivre.
PS : je n’aime pas personnellement le mot « révolution culturelle », il a une connotation de trop sinistre mémoire, employé dans un autre sens, à une autre période de l’histoire.