Les institutions actuelles sont faite pour un système bi-partisan et l’alternance gauche / droite.
Elles fonctionnaient très bien tant que le centre était l’allié indefectible de la droite, et l’extrême gauche (du moins celle ayant accès au parlement, le PCF) l’allié indefectible de la gauche social-démocrate.
Le système ne fonctionne plus quand le gouvernement a à la fois une opposition parlementaire à sa gauche (le FdG en l’occurence) et une opposition parlementaire à sa droite.
Ca serait la même chose avec un Modem au pouvoir, ou bien avec un FN ayant un grand nombre de député.
On ne peut pas dire que le système fonctionne bien quand la majorité au pouvoir n’a le soutien que de 37% des électeurs (score de la majorité parlementaire au 1er tour).
Ca marchait tant qu’on pouvait dire « oui, mais au 2ème tour, ils ont eu la majorité » (49.93% en l’occurence. Mais quand cette majorité est obtenue avec le soutien d’un groupe politique (le FdG) qui ensuite entre dans l’opposition à la politique du gouvernement, mais que cette nouvelle donne ne se traduit pas en rapport de force à l’assemblée, c’est que le système foire.
Le PS n’a sa majorité à l’assemblée que par les voix du FdG. Que le FdG ne le soutienne plus, mais que la majorité à l’assemblée lui reste acquise est un problème de légitimité démocratique.