" la « banalité
du mal » est une erreur de jugement d’autant plus grave qu’elle
conduit à déresponsabiliser des individus«
- C’est tout l’inverse ! il s’agit au contraire de montrer et faire comprendre à tout un chacun que l’horreur à grande échelle n’est possible que lorsque les sous-fifres »exécutent" en se dédouanant confortablement de leur responsabilité.
Que Eichmann ou Hitler fussent des psychopathes, des cyniques ou pas, ne change rien à l’essentiel du message : c’est la veulerie de l’obéissant qui tue massivement.
Cela n’est pourtant pas très subtil à comprendre, aussi je crains fort que les réfractaires à cette démonstration ne fassent eux-mêmes preuve d’un impossible mea-culpa...
Si Lanzmann ne veut pas de cette banalité-là, c’est qu’il a d’autres intérêts...
L’homme n’est pas un loup pour l’homme, beaucoup sont des moutons qui hurlent, avec des dents de charognards cannibales.