@ citoyenrené :
Si j’ai de l’admiration pour Bonaparte, c’est pour l’avoir étudié sous toutes les coutures pendant des années. C’est la figure de Napoléon qui m’a mené à l’histoire de la Révolution, puis à l’Histoire tout court, et, de fil en aiguille, qui a éveillé en moi un intérêt sans croissant pour la philosophie. Je n’essaierai pas de comprendre le monde si je n’avais pas été émerveillé au préalable par une intelligence si profonde.
Je pense - ce n’est que mon humble avis - que Bonaparte avait des ambitions bien plus vastes et bien moins matérielles que d’amasser de l’argent, ce qu’il laissait aux centaines de nains qui végétaient autour de lui. On ne peut pas reprocher à Napoléon d’avoir pris le pouvoir et d’assumer de front une guerre civile et les débuts d’une guerre mondiale (qu’il n’avait nullement initiées) car aucun autre de ses contemporains n’eût été en mesure d’en faire autant, avec tous les mauvais côtés que cela a comporté.
Quant à la France « à feu et à sang », il en a hérité de la Révolution, ne l’oublions jamais. Il a bénéficié des mouvements de masse instigués par les révolutionnaires, et qui dit mouvements de masses dit massacres en masse, cadeau du progrès.
Cela dit, je connais très bien les erreurs qu’il a commises. Je dis simplement que « la France à feu et à sang » et d’éventuels détournements de fonds n’en font pas partie.