Triste affaire en vérité. Triste affaire évidemment qu’une agression à main armée que sa banalité n’excuse en rien. Triste affaire qu’un commerçant qu’on imagine traumatisé. Triste affaire que l’habituelle récupération politicienne indécente. Triste affaire que ces 1,5 millions de personnes qui croient qu’on peut et doit se faire justice soi-même à coup de fusil. Triste affaire que ceux qui réclament le libre port d’arme et le droit de défourailler à tout va. Que ne voient-ils que les sociétés où règne ce genre de loi, sont tels les Etats-Unis, bien plus violentes et bien moins sûres que la nôtre ? Face à l’émotion brute, hélas, la raison n’a guère de chances... 