La trahison du PC ne m’étonne pas. Disons qu’elle est dans l’ordre des choses, puisque dans un parti, comme dans n’importe quelle oligarchie, l’intérêt personnel l’emporte presque toujours (sauf exception qui ne fait que confirmer la règle) sur l’intérêt général.
Mais même le FdG (sans le PC) est un parti politique, c’est-à-dire une machine destinée uniquement à faire gagner des élections pour porter un homme (ou un petit nombre) au pouvoir. Cette machine à gagner des voix n’est, elle-même, pas démocratique, mais oligarchique (un petit nombre qui décide).
Si, un temps, j’ai voulu croire en la sincérité de Mélenchon, ce sont certains événements qui m’ont donné les indices de mon erreur. Le plus significatif de ces événements, ça a été la trahison du FdG face aux faux antifa d’Indymedia Paris et de Rebellion, notamment Ornella Guillet, qui a diffamé René Balme, un vieux militant tout ce qu’il y a d’intègre et de sincère. Et au lieu de le soutenir, ces enfoirés qui dirigent le FdG l’ont lâché, comme si René Balme était effectivement suspect des accusations sans fondement dont il était victime.
Un tel comportement est inacceptable, et rappelle, s’il le fallait, les nombreuses trahisons que le PC a commis envers certains de leurs plus fidèles militant(e)s.
Un parti politique, n’en déplaise (et quel que soit le parti, de gauche, de droite, peu importe) n’est PAS une instance démocratique, ni un outil de la démocratie, mais bien un outil de l’oligarchie, une machine dont la fonction est, précisément, de faire main basse sur la souveraineté populaire en dévoyant le VRAI suffrage universel, qui ne consiste bien évidemment pas dans le fait de désigner des maîtres politiques (même en supposant qu’ils soient bienveillants et agissent selon l’intérêt général, ce qui est une gageure - voir une illusion), mais bien de voter nous-mêmes nos lois.
La vrai démocratie, c’est la politique exercée par les citoyens eux-mêmes, non par des professionnels dont la carrière et l’intérêt personnel repose sur la durée de leur mandat et sur leur réélection. Je ne désespère pas qu’un jour, Ariane, tu finisses par y venir, à cette idée de la vraie démocratie.
Toujours cordialement,
Morpheus