« Le CNR était de fait largement dominé par les communistes et les
progressistes ».
Est-ce que pour autant la droite bourgeoise nationaliste et catholique de l’époque
était exclue du C.N.R ? Bien au contraire. Le CNR était pluriel et tel était
mon propos. Et ne vous en déplaise les communistes et les nationalistes
catholiques bourgeois de l’époque ont transcendé leurs différences pour
l’avenir du pays. Rappel, la Fédération républicaine (droite conservatrice et
catholique) faisait partie du C.N.R. Je crois que vous vous meprenez.
Dans l’entre-deux-guerres, la Fédération républicaine va adopter une
position de plus en plus à droite, quittant son image de républicains modérés
pour adopter - sous l’influence des ligues et des nationalistes ainsi que par
une modification de ses élites dirigeantes - pour celle de républicains de plus
en plus « nationaux ».
Pourquoi
nier cette réalité ?
« Rappelons
que l’oligarchie capitaliste et ses parties - en particulier la droite,
l’extrème droite et le centre - étaient largement compromis dans la
collaboration. ».
Plongez idéologiquement
dans le formol et incapable d’avoir prise sur le présent, vous me parlé de
personne qui ont collaboré il y a 70 ans. Ça tombe bien, parce que la gauche a
aussi massivement collaboré pendant la guerre. Voici les résultats des travaux de
l’historien Simon Epstein :
Il montre, au rebours de croyances
largement répandues, comment une partie de la gauche antiraciste des années
1920 et 1930, mobilisée autour de la LICA[1], s’est massivement ralliée au
pacifisme en 1938, avant de rejoindre le régime de Vichy ou les mouvements
ultra collaborationnistes. A l’inverse, il souligne que la droite républicaine
mais aussi les partis « nationaux » – Camelots du roi ou Jeunesse patriotes –
ont joué un rôle décisif dans l’essor de la Résistance française à ses débuts.
Qui
collabore avec le système aujourd’hui ? C’est ça la question que vous devriez
vous posez. L’histoire n’est jamais toute entière rangé d’un côté.
« Le
discours du FN est communautariste, mettant en avant les racines blanches et
chrétienne de l’europe, dénonçant les syndicats et les forces progressistes. »
Qui est à l’origine
de SOS Racisme, la LDJ, la Licra, le CRIF, du conseil Français du culte
Musulman… Et qu’est-ce que vous appelé « forces
progressistes » ? Parce que depuis 68, j’ai du mal à voir le progrès
pour la masse laborieuse : chômage, précarité, éclatement familiale,
augmentation de la pauvreté, sur-taxation des classes moyennes… Le progrès
selon la gauche : fin des frontières, vassalisation de l’armée française
avec l’OTAN, fin du droit régalien de battre monnaie, 80% des lois françaises
sont imposées par l’Europe, perte du budget nationale, liquidation des services publics, néo colonialisme, épidémie
de corruption …
Si vous
voulez retrouver un semblant de crédibilité électorale, faite le ménage dans
vos rangs et décrypté les arnaques. Mélenchon auquel j’ai cru un bref moment,
en est un bon exemple. Si vous reveniez au discours de Georges Marchais sur l’immigration
comme variable d’ajustement du capitalisme, je vous assure que vous n’auriez
pas du tout le même score aux élections et vous seriez le seul parti pouvant réellement
combattre le F.N. Il faut juste dénoncé l’amalguame « maitrise des frontières »=raciste=facisme. En attendant vous leurs laissés le champ est libre.