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sam turlupine 7 novembre 2013 16:52
sam turlupine

Désolé, mais comme vous avez pu le lire, ce n’est pas du tout le sens de la « révolte » camusienne. 

« Je me révolte, donc NOUS sommes »«  : et pas »qui m’aime me suive« , ce qui reviendrait au »chacun pour soi« imposé par la dictature libérale. 

Que chacun opère sa propre »révolte« , pour guider sa vie, ok ; mais si cette révolte n’est pas sous-tendue par des VALEURS de solidarité, elle reste un fait isolé, sans aucun progrès pour les autres : globalement vaine. 

Je recopie : 
 »Cependant, la révolte est un droit. La révolte nait de la perte de patience. Elle est un mouvement et se situe donc dans l’agir. Elle se définit par le « Tout ou Rien », le « Tous ou Personne ». En premier, elle soumet l’idée d’égalité : position d’égal à égal entre le maître et l’esclave. Mais le révolté finit par imposer cette égalité qui se traduit souvent par une inversion des rôles (dialectique hégélienne). Suivant le raisonnement de Scheler, l’homme révolté n’est pas l’homme du ressentiment c’est-à-dire qu’il ne baigne ni dans la haine ni dans le mépris. La révolte enfante des valeurs. De fait, « pour être, l’homme doit se révolter ». La révolte extirpe l’homme de la solitude puisqu’elle est collective, c’est l’« aventure de tous ». 



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