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Piotrek 28 novembre 2013 23:50
Piotrek

Hélas, au vu de la crise structurelle (et non pas conjoncturelle) du système, il n’y a pas d’amélioration en vue à moyen et même long terme, c’est-à-dire dans une perspective à trente ans.

En plein dans le mille.

Anécdote : Ce qui m’a surpris le plus dans la crise greque quand je l’ai vécue, c’etait pas tant l’ampleur généralisée digne d’un film catastrophe s’étalant sur un an. C’était la réaction du peuple grec face au drame : maladroite, grotesque, timide, hyper divisée.
En écoutant les grecs de tous bords, des communistes aux fachos, des étudiants aux retraités on pouvait relever un point commun : chacun défendait son intéret en premier et l’intéret général devenait vite une compilation de doléances sans colonne vertébrale.
Il s’en est suivi une interminable succession de faux espoirs quotidiens, qui firent que absolument rien de changea. Et ça continue aujourd’hui

Quelque chose d’essentiel est chibré dans le logiciel humain.

Nous sommes victimes de notre capacité d’adaptation qui combinée avec la peur de perdre ce que l’on a, peur qui surpasse toutes les autres, creént un enlisement qui va durer des décénies, c’est ma certitude (et c’est pour ca que des dictateurs ont tenu 30 ans dans certains pays pas si peu développés)
La révolution ça arrive quand on n’a vraiement plus rien à bouffer deux hivers de suite et c’est pas pour demain.

Quant au dénoument de la chose dans votre conclusion.

Si l’on fait le tour des valueurs montantes, qui ont la côte chez les hommes :
- Individualisme (qui existe chez les communistes, la preuve, ils ne font que se diviser)
- Méfiance (face au voisin, face à la qualité des biens, face aux élites de faits ou élus)
- Impuissance (face aux lobbies, aux promesses politiques non tenues)
- Opportunisme (décuplé par l’impuissance, l’impunité et surtout la disparition de la déontologie)

C’est donc la confiance qui est en crise, et c’est l’une des fondation de notre société (en politique bien sur, mais c’est ce qui donne de la valeur à la monnaie) La crise va se développer le monde devrait changer principalement autour de la perte graduelle de confiance. Du coup je ne pense pas qu’il y aura de réelle opposition de classes, puisque les riches ne pourront plus vivre parmi les pauvres : ils fuiront tous à Dubai ou se construiront des pardis artificiels en se lamentant d’avoir perdu Paris. Les pauvres devraient continuer à se diviser, chacun pour soi.



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