Pour en revenir au propos d’Henri Guaino, on en arrive très vite à conclure qu’il n’est manifestement pas fait pour la politique
Où a-t-il vu des responsables de parti faire étalage de leurs états d’âme, de
leurs doutes, de leurs interrogations, de leurs inquiétudes ? On ne convainc
personne en se montrant hésitant, indécis, irrésolu, flou, timoré et, au final,
velléitaire.
Par ailleurs, M, Guaino révèle une sensibilité dévoyée qui n’a pas sa place
dans le champ de la politique, mais dans celui de l’action humanitaire, là où
théoriquement, il n’y a pas de catégories d’êtres humains. Théoriquement, parce
qu’il reste toujours à distinguer quand même, entre ceux qui ont la chance
d’être atteints par les secours et ceux qui ne l’ont pas.
Et quand on n’a pas les moyens de sauver tout le monde, on sauve d’abord les
siens - "Je préfère mes filles à mes nièces, mes nièces à mes
cousines...", observait déjà JMLP -. Si on ne le fait pas, on est un saint. Pour
les uns. Mais un c... pour les autres.