« A travers son travail, Dieudonné poursuivait un idéal d’humanisme, d’universalisme et de justice. Son souhait le plus cher, c’était de voir les hommes faire tomber les frontières communautaires, cause de tous les conflits terrestres, et tenter de vivre ensemble dans la paix et le respect de l’Autre. Je trouvais qu’il pointait les absurdités de notre monde avec talent, douceur, et dérision. »
En fait, la seule véritable absurdité, c’était son « souhait le plus cher » et c’est elle qui conduit à qualifier d’absurdités des comportements inhérents à la nature humaine. A mon avis, c’est quand il a compris cela, qu’il a basculé.
« Je pensais que l’antisémitisme, c’était la haine d’un individu ou d’un groupe d’individus animé par un motif unique : l’appartenance à la communauté juive. »
Par certains aspects, Dieudonné rejoint l’antisémitisme tel que le « Petit Larousse illustré » le définissait dans les années 20 « Doctrine de ceux qui sont opposés à l’influence des juifs » (page 46, de l’édition de 1922).