Chalot, vous êtes décidément impayable. La mixité, nous dites-vous, est une bonne chose. La preuve : une photo. C’est tout. Et le pire, c’est que vous ne plaisantez même pas !
Ce n’est pas une question de croyance ou de « réaction » (je mets des guillemets car ce mot n’a pas pour moi le caractère abominable qu’y met Chalot. La réaction a été un mouvement riche, profond, et créateur. C’est quand même à Joseph de Maistre qu’on attribue la paternité de la sociologie. Le « réac » Berdiaev a magnifiquement prédit l’horreur qui suivrait la révolution bolchevique.), ce n’est dis-je donc, pas une question de croyance ou de « réaction » que d’être critique envers la mixité scolaire. Ce qui est dit dans l’extrait que vous citez et qui date de 1935 est remarquable de bon sens, lorsqu’on le compare à la situation actuelle. Il y a quinze ans, encore, j’étais à l’école publique, mixte. Je ne saurais pas dire combien de mes camarades d’alors, garçons ou filles, travaillés par leurs hormones, avaient comme préoccupation première, non les cours, mais le rapprochement avec des personnes de l’autre sexe. Moi-même je ne fais pas exception. Et sans parler des complexes des filles, qui ne vont à l’école qu’habillées le plus « sexy » possible, jusqu’à des proportions inquiétantes (je discutais avec une prof sur combien des filles de quatorze ans viennent au collège ou au lycée habillées littéralement en putes. Excusez-moi du terme, mais c’est le mot que cette prof a employée, embarrassée à l’idée que son discours puisse être « réac », justement).
Et sans parler du problème du voile, qui ne se poserait même pas si la mixité était abolie.