Gaijin,
Observons, pour autant que l’on en ait le temps à ce moment là.
Dans l’extase amoureuse, l’homme est souvent plus dans sa tête,
en prise avec une mise en scène érotique visuelle fantasmée.
La femme dans son corps plus présente sensuellement et sexuellement. Au fond l’amour s’envisage au masculin et se conjugue au féminin.
Bien évidemment, l’homme peut fantasmer en secret sur les jambes galbées de la voisine qu’il suit palpitant dans l’escalier quand il provoque le dérangement de l’ascenseur.
Et la femme par la même occasion aux mains délicates et longilignes de son professeur de musique, superposant, dans une hybridation improbable, le torse musculeux de son maître nageur. La chimère antique est toujours bien vivante dans l’imaginaire moderne.
En synthèse, heureusement que vogue l’imaginaire pour échapper aux dogmes, aux lois et autres inventions de ceux qui voudraient tellement, mais ne savent pas ou ne peuvent plus.
Et toi qui t’imagines que je vais arrêter d’écrire, toi le guerrier de l’empire du milieu avec ton yang opaque dans les yeux. Quand je ne répondrai plus aux commentaires de toute nature, c’est que je serai passé de l’autre côté de la flamme.