Je complète votre analyse du peuple italien par une citation savoureuse de André Suarès dans son « Le voyage du Condottiere », qui fait une analogie entre les Baglioni de Perugia (1500) et son époque contemporaine ( 1925) :
« [l’Italien] dès qu’il a la force, il foule au pieds ce qui l’entoure. On dirait qu’il veut être seul et n’avoir autour de lui que des esclaves. il est jaloux des moindres bien comme des autres. Il a l’abus de la prépotence dans le sang. Toute la faute est à ce bon peuple, cette plèbe née pour servir, qui laisse toujours tout faire, et qui semble adorer ses tyrans, même quand elle les craint ou les méprise. »