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Papybom 7 avril 2014 20:08
Papybom

Monsieur Pelletier.

 

Suite de : Hautaine et distante, Ségolène Royal à la peine pour recruter un secrétaire d’Etat.

Je fais tourner votre compteur. Monsieur l’auteur ayant le plus de commentaires, on dit merci qui ?

 

Si l’on en croit les récits de ses anciens collaborateurs, travailler auprès de Ségolène Royal n’a rien d’une sinécure. Au lendemain de l’échec de la campagne pour la présidentielle de 2007, plusieurs cadres du Parti socialiste avaient dénoncé la difficulté de travailler avec l’ancienne présidente de la Région Poitou-Charentes.

Claude Allègre, qui fut son ministre de tutelle déclarait dans « 10+1 : Questions à Claude Allègre sur l’École » : « elle m’a créé des difficultés (…) je constatais qu’elle était hautaine et distante avec ses collaborateurs surtout ceux d’en bas (...) Son sourire n’apparaissait que par utilité ». L’ancien ministre de l’éducation fut d’ailleurs l’un des plus farouches opposants à la candidature de Royal face à Nicolas Sarkozy. Un combat dont il a détaillé les motivations en septembre 2007, dans « La Défaite en chantant », estimant qu’elle n’avait pas les capacités suffisantes pour accéder à la présidence de la République.

Un autre collaborateur de Ségolène Royal au cabinet des Affaires scolaires, le philosophe Alain Etchegoyen, confirme ces informations dans « Votre devoir est de vous taire » (2005). Il dira de leur collaboration : « Ce fut une expérience qui restera parmi les deux ou trois plus décevantes et plus pénibles que j’ai faites dans le monde politique ». Ces relations houleuses l’amèneront à démissionner de son poste. Dans sa lettre de démission adressée à Claude Allègre, il dénonce « les comportements et mœurs insupportables de Mme Royal. »

 

A suivre…

 

Serviteur, Monsieur.  

 



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