Je tenais tout de même à ajouter une note d’optimiste à ce billet : dans mon petit village de montagne, la majorité des moins de 20 ans parlent ou comprennent très bien le patois, qui dans notre région est un mélange de langue d’oc et de franco-provençal. Et ils sont très attachés aux coutumes et valeurs locales. La plupart n’ont pas vocation à voyager, et rares sont ceux qui regardent la télé (et encore plus rares sont les mots anglais introduits dans le langage).
Mon petit village est loin d’être représentatif de la France ou même du milieu campagnard français, mais c’est toujours bon de savoir que quelque part, il existe un petit village d’irréductibles gaulois ...
Dans les 70 ans à venir, pas de risque de disparition des patois locaux ni de notre si jolie langue. Je pense que le phénomène d’anglicisation se cantonnera essentiellement au milieu citadin.