@ Fergus :
J’oubliais : je ne dis pas qu’il faille prendre exemple sur nos ancêtres qui, comme vous le rappelez, n’avaient pas nécessairement le sentiment de faire partie d’une même nation. Je dis qu’il ne faut pas les oublier, et dans ce trait de caractère en particulier. Il nous faut tout assumer dans le passé, tout.
Robespierre ne fait pas partie de mon Panthéon, mais je trouve tout à fait légitime qu’il y ait autant de rues à porter son nom en France. Personnellement, j’aimerais seulement qu’il y en ait autant du nom de Bonaparte. Il y a en moi, comme en vous, que nous le voulions ou non, et du Robespierre, et du Bonaparte. 
Renan emploie une formule qui scelle la continuité nationale, il appelle ceci l’hymne spartiate s’adressant à leurs aïeux : « Nous sommes ce que vous fûtes, nous serons ce que vous êtes ». J’aime beaucoup ça.