Bonjour hommelibre,
A mon avis vous restez raisonnable en cantonnant l’eugénisme à son sens étymologique, effectivement je ne connais personne qui souhaiterait avoir des enfants handicapés.
Les problèmes sont d’une part la définition du handicap, et je pense que donner la possibilité aux parents de personnaliser leur enfant (possibilité travaillée dans des cliniques américaines et européennes) risque de faire classer handicap des traits jusque là anodins.
D’autre part les tendances à l’eugénisme post-natal, qui élargissent un peu la définition à laquelle vous vous limitez mais qui existent quand même, et à laquelle je réponds en changeant une de vos phrases : on peut soit sacraliser la vie, soit sacraliser l’utile. Le point de débat étant alors de trouver un compromis entre l’attention portée à l’individu et la société.