@ l’auteur
Merci pour cet article. Il ne faut jamais oublier les Résistants, les risques qu’ils ont pris, le prix qu’ils ont payé, et surtout, pourquoi ils l’ont fait. Voici quelques extraits du programme du Conseil National de la Résistance ( CNR ). On se rend compte à quel point l’heure a sonné d’entrer à nouveau en Résistance : le texte dont voici quelques extraits a eu 70 ans le 15 mars dernier ! Curieusement on l’a moins célébré que le débarquement yankee...
" Unis (...) les
représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances
politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :
Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé
par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et
économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa
grandeur et dans sa mission universelle ;
Afin d’assurer :
- l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole
au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;
- la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;
- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard
de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;
( ... )
- l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;
Afin de promouvoir les réformes indispensables :
a) Sur le plan économique :
- l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale,
impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières
de la direction de l’économie ;
- une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination
des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la
dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;
- l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un
plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les
éléments de cette production ;
- le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée,
fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du
sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;
( ... )
b) Sur le plan social :
( ... )
- un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de
salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille
la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement
humaine ;
( ... )
- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les
citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont
incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant
aux représentants des intéressés et de l’État ;
- la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions
d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués
d’atelier ;
( ... )
- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;
- le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.
( ... )
La possibilité effective pour tous les enfants français de
bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus
développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents,
afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à
tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit
ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et
constamment renouvelée par les apports populaires. ( ... )
En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !
En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !
LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE"
Une seule constatation : aujourd’hui, le seul parti politique en France qui se réclame à la fois du CNR et du Général de Gaulle est l’UPR de François Asselineau. Les autres sont les nouveaux collabos. On voit d’ailleurs comment leurs maudites réformes ne sont que l’expression d’une rage à détruire les acquis sociaux du CNR.