« Le PDG des éditions de Minuit, Jérôme Lindon (1925-2001), s’étonnait
jadis que ses collègues répondent à la crise de leur marché par une
augmentation de l’offre. Dans ce contexte
de surproduction chronique, trop d’ouvrages sont publiés pour des
raisons purement comptables, mondaines ou opportunistes, sans que
personne n’ait réellement le désir de les escorter ni de les faire rayonner. En ce sens, les vrais amis du livre (lecteurs, libraires, critiques…) devraient applaudir des deux mains quand un éditeur proclame haut et fort sa répugnance à publier un texte qu’il n’aura ni le cœur ni l’envie de « défendre ». »