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epicure 8 septembre 2014 17:27

@Par Hervé Hum (---.---.---.230) 8 septembre 14:15

D’accord avec toi.
En fait le sujet est tellement complexe, qu’on peut l’aborder de différentes façons.
Chacun de nous apportant sa face du problème.

La pensée intolérante organisée ( par la culture ou l’idéologie ) repose sur la vision d’une société transcendante, qui est au dessus de l’individu et à laquelle il est soumis. C’est l’autorité de la société qui modèle les pensées, les schémas émotionnels, les valeurs de l’individu, de façon imagée celui ci se fond dans la société, dénué de toute attente et volonté personnelle. Sa volonté ; c’est celle de la société.
Ce type de société a deux attitude : l’acceptation de ce qui lui est soumis à ses schémas, qui se soumet à ses autorités, et le mépris/rejet de ce qui n’y est pas soumis. La personne adhérant à ce type de pensée n’a pas d’espace propre dans le cadre de sa société, et tout ce qui n’est pas en accord avec les schémas de la société est donc rejeté puisque rejeté par la société, son espace c’est la société, ce n’est pas tant lui même qui est en jeu que sa société qu’il considère menacée, ce qui est hors du schéma de la société génère le mépris et la peur.
En fait ce que je décrit comme l’idéal type du dictateur dans mon message en dessous, représente une face de ce type de pensée.

Et l’autre forme d’intolérant, c’est celui qui ne pose pas de limite à son espace personnel, en négligeant l’autre, guidé par son intérêt personnel uniquement, et considère effectivement tout l’espace l’entourant comme sa propriété, même si ce n’est pas sa propriété privée. Dans ce cas là l’autre en pénétrant ce qu’il considère sa propriété, génère une réaction de peur, car cela menace la volonté puissance de l’intolérant.

Par rapport à la roue des émotions dont je parle en dessous, le point commun de ces deux attitudes, c’est l’absence de remord, et l’incapacité de lier acceptation et joie dans les rapports avec l’autre.

Et donc pour les religions tu as raison, puisque le rapport avec la relgiion est un rapport de soumission , à dieu et à l’autorité religieuse.
Soit la religion est syncrétique, accepte dans sa vision du monde toutes les religions, et donc vraiment universaliste dans sa conception, soit ele ne l’est pas et délimite un escpace plus ou moins clos vis à vis des autres religions,qui exclu des religion de son espace d’acceptation , et là l’intolérance est toujours potentielle, pouvant donc ressortir selon les circonstances, les courants qui dominent au sein de cette religion.
C’est ainsi que les religions monothéistes, qui excluent toute religion qui n’est pas soumise au dieu unique, portenyt des germes d’intolérance qui ressortent au cours de l’histoire, pouvant alterner avec des périodes d’ouverture selon les leaders, la culture.
Dans ces cas là c’est la soumission au dieu unique et à l’autorité reconnue, qui est le motif de l’intolérance.

Avec les régimes dits communistes, la problématique est la même, celle de l’intolérance implicitement organisée, c’est à dire que là, la seule soumission admise c’est celle au pouvoir politique et sa religion civile ( culte du leader, de la « révolution » etc... ) , pratiquer une religion cela revient donc à se soumettre à autre chose que l’autorité politique, ce qui est inacceptable donc selon cette logique autoritaire.

Qu’une religion interdise toute les autres, ou qu’un régime dit communiste interdise toutes les religions, sauf sa religion civile, sur le fond cela revient au même, cela passe par les même mécanisme émotionnels et logiques, qui génèrent l’intolérance.



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