En prenant la paire émotionnelle colère/peur, comme principal moteur psychologique du leader psychopathe, donc une personnalité basée sur le conflit, et du même coup de rejet de prendre en compte ce qui est du ressort de la paire émotionnelle joie/tristesse, il en ressort que le leader psychopathe ne repose dans son approche du monde que sur des référents externes, c’est à dire que ses raisonnements vont se baser uniquement que sur références, sensations venant de l’extérieur, ignorant ses ressentis internes, et encore plus ceux des autres.
Donc on peut dire que pour vivre en société le leader psychopathe a besoin d’être entouré des autres, et ne peut trouver satisfaction que dans la domination des autres. Surtout que l’un de ses moteurs c’est l’agressivité vis à vis de la société, ce qui socialement se traduit par la licence, prendre tout l’espace social possible par l’agressivité, en méprisant le sort des autres.
Donc plus il a le pouvoir, plus le leader psychopathe, va pouvoir étendre son pouvoir de nuisance conflictuelle, à toute la société, et les subordonnés seront obligés d’accepter.
On ne sera pas étonné de la pratique du culte de la personnalité par ce genre de personnage, puisque cela génère un rapport de soumission étendu à l’ensemble de la société, donc satisfaisant son sentiment de domination.
De même que faire exécuter un opposant, des groupes entiers de personnes , ou faire la guerre à ses voisins, c’est mettre en pratique son pouvoir de licence, d’agressivité illimitée, signe suprême du pouvoir absolu. Vu qu’il est dénué de remords, tout cela lui est possible, sans même avoir de se justifier à lui même.
Ce qui est intéressant c’est de voir que dans les rapports de domination/soumission, c’est que les sentiments de supériorité sont liés à la colère, et ceux de l’infériorité liés à la peur. Et comme la colère est la réponse à la peur, cela devrait signifier qu’au fond le leader psychopathe en cherchant à dominer tout ceux qui l« entoure ressent une peur perpétuelle. Ce qui donne le sens au concept que derrière leur grandeur extérieure se cache une petitesse intérieure.
Il serait donc incapable de connaitre la paix intérieure, d’où son incapacité à »jouer" avec la joie et la tristesse.
A moins que si la tristesse combinée à la peur engendre le désespoir, son évitement de ressentir la tristesse permet de ne pas connaitre un désespoir permanent.