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Daniel Roux 20 septembre 2014 12:59
Daniel Roux

Le patronat, qu’est ce que c’est ? Des syndicats de patrons formant un lobby destiné à obtenir le maximum d’avantages socio-économiques contre un minimum de concession. C’est dans l’ordre des choses des rapports de force agissant au sein d’une société et il est assez naïf de s’en plaindre.

Les patrons sont-ils légitimes comme force de proposition au gouvernement ? Pas tous.

Parmi les patrons, il y a ceux qui ont créé leur entreprise et les autres, à qui on a donné un poste de Président directeur général (PDG) ou même seulement Directeur général (DG). 

Ceux du MEDEF sont majoritairement de cette seconde sorte. Gattaz, par exemple, est le fils de son père, ex Président du Medef ou de ce qui en tenait lieu. Ces gens là ne se posent pas la question de la légitimité de leur position dominante, ils sont nés avec une cuillère d’argent dans la bouche. Ils n’ont rien fait d’eux-mêmes, rien créé, rien inventé mais ils se sont auto proclamés « le patronnat » et discutent « politique économique et sociale » avec le gouvernement. Le problème est qu’ils n’ont aucune autre idée que celle de leur importance toute relative.

Parmi les vrais patrons, les entrepreneurs créateurs, il y a ceux qui gagnent de l’argent, et les autres, ceux qui travaillent sans compter leur temps pour un salaire dérisoire.

Ces derniers ne comptent pas, travaillant dans un créneau trop concurrentiel ou insuffisamment porteur, ils vont végéter pendant des mois avant de faire faillite parce qu’il vont perdre leur client ou parce qu’ils vont se décourager.

Les vrais patrons entrepreneurs-créateur qui gagnent de l’argent sans tricher ni corrompre sont rares mais c’est les seuls qui pourraient légitimement apportés quelque chose à la nation pour peu qu’on leur demande des conseils argumentés et que l’on considère avec sérieux ce qu’ils ont a dire.

Reste à trouver un langage commun qui permettrait aux responsables politiques de comprendre ce que ces gens disent, ce qui ne sera pas facile.

Dommage qu’ils soient considérés comme de « nouveaux riches » par ceux qui n’ont rien eu à prouver cités ci-dessus, ou comme des aventuriers dont la réussite, forcément suspecte, est une insulte à l’ordre établi par l’administration.



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