La description des méfaits de la sous-traitance sur le développement des PME-PMI est tout à fait juste.
L’auteur veut un travail, un vrai.
Ecrivant ainsi, il s’inscrit dans la philosophie ouvrière qui lie le travail à la dignité de l’homme.
La notion « emploi » est avancée comme unité statistique et outil politique. Peu importe la qualité, la rémunération, la richesse produite, ce qui compte est qu’un emploi créé = un chômeur de moins.
Les « grands travaux » sont une solution qui nous vient de l’histoire. Hitler a sorti l’Allemagne du trou en entreprenant de grands travaux et notamment des autoroutes et accessoirement de l’armement. Les « ateliers nationaux » français, qui ont donné du travail à des milliers de sans-emplois, étaient les précurseurs de ces grands travaux.
Les fameuses 30 glorieuses ne sont pas autres choses que 30 ans de « grands travaux » pour reconstruire ce qui avait été détruit.
L’idée est intéressante mais bute sur 2 impératifs sans lesquels les grands travaux seraient équivalent à creuser encore un peu le trou dans lequel nous sommes tombés après 40 ans de politique absurde. Pour que ces « grands travaux » est un sens, il est nécessaire qu’ils soient socialement utiles et financièrement rentables car ils seront obligatoirement financés par des emprunts.
De Gaulle n’a pas seulement inventé le SAC et laissé prospérer les coquins, il a également fait preuve d’une juste vision de l’avenir et engagé des grands travaux qui ont été les moteurs économiques de la France et de l’Europe, dont les effets sont en train de prendre fin : l’aérospatiale et l’aéronautique, le TGV, les autoroutes, le nucléaire (quoi qu’on en pense), qui ont créé à terme des centaines de milliers d’heures de travail qualifié et une vraie richesse.
De quels « grands travaux » parlons-nous aujourd’hui ?