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Analis 28 novembre 2014 13:54

http://www.ae911truth.org/en/news-section/41-articles/841-why-do-good-people-become-silentor-worseabout-911.html

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PARTIE 3 : OBEISSANCE ET FOI DANS L’AUTORITE

En répondant à la question posée par le titre de cet essai [Ndt : titre aussi de ce sujet], le chapitre du mois dernier (partie 2) a abordé le problème par l’étude anthropologique, la diffusion des innovations, et nous a expliqué comment le changement se produit dans les sociétés. Ces anthropologues ont découvert que, dans les diverses cultures, on peut trouver des groupes dont l’ouverture à de nouvelles idées et technologies est variable – groupes que l’on peut représenter par une jolie courbe en cloche. Le succès de la diffusion d’une technologie innovante ou d’une idée nouvelle dépend essentiellement d’un point : si oui ou non les leaders d’opinion vont se porter garant pour elle. Dans ce contexte, les médias grand public peuvent à juste titre être considérés comme des vecteurs de la promotion du mythe officiel du 9/11, et ont donc aidé et encouragé les crimes du 11 Septembre 2001.

Nous continuons l’analyse de Mme Shure dans la partie 3 avec les expériences sur l’autorité menées par Stanley Milgram, Jane Elliott, et Philip Zimbardo.

Dans sa célèbre expérience consacrée à l’obéissance à l’autorité en 1961 (1), le psychologue de l’Université de Yale Stanley Milgram a entrepris de répondre aux questions suivantes : « Se pourrait-il que Eichmann et ses millions de complices de l’Holocauste aient tout simplement suivi des ordres ? Peuvent-ils être tous considérés complices ? »

Trois personnes composaient chacune des expériences de Milgram : l’expérimentateur (l’autorité) ; le sujet de l’expérience, un bénévole à qui il avait été dit qu’il ou elle était un « enseignant » ; et un complice (que l’on appelle une « plante ») que le sujet pensait être un « étudiant » ou un « apprenti », mais qui était en réalité un acteur.

Le « professeur » (le sujet) envoyait une légère décharge électrique que l’« étudiant  » (acteur) était supposé recevoir. Ensuite, le professeur lisait une liste de paires de mots à l’étudiant, et l’étudiant devait appuyer sur un bouton pour donner sa réponse. Si la réponse était correcte, l’enseignant passait à la prochaine liste de paires de mots, mais si la réponse était fausse, l’enseignant était chargé d’administrer une décharge électrique à l’étudiant. Cela continuait avec des décharges augmentant de 15 volts pour chaque réponse incorrecte successive. En réalité, aucune décharge n’était effectivement administrée, mais des sons pré-enregistrés de cris de douleur étaient diffusés lors de certaines décharges. À un niveau élevé des décharges supposées, l’acteur frappait sur le mur le séparant de l’enseignant, et se plaignait de son état cardiaque. A un niveau de décharges encore plus élevé, tous les sons de l’étudiant avaient cessé.

Chaque fois qu’un enseignant voulait arrêter l’expérience, l’autorité disposait d’un ensemble prédéterminé de réponses verbales, données dans cet ordre :

1. S’il vous plaît continuez.

2. L’expérience exige que vous continuez.

3. Il est absolument essentiel que vous continuiez.

4. Vous n’avez pas d’autre choix. Vous devez continuer.

Si, après la quatrième réponse, le sujet insistait toujours sur son désir d’arrêter, l’expérience était interrompue. Sinon, l’expérience prenait fin seulement lorsque le sujet adressait ce qu’il pensait être une décharge maximale de 450 volts trois fois de suite.

http://img11.hostingpics.net/pics/718582milgramstudydiagram.jpg

La configuration de l’expérience de Milgram

Ces résultats étonnèrent les participants d’un sondage précédent, donné aux étudiants en dernière année de psychologie à Yale, les collègues de Milgram et certains psychiatres locaux, qui avaient tous prédit qu’une très petite fraction des sujets aurait d’administré la décharge maximale. Car Milgram a mis en évidence qu’environ les deux tiers de ses sujets auraient volontiers administré ce qu’ils pensaient être la décharge maximale, potentiellement mortelle, de 450 volts à un «  étudiant », bien que beaucoup étaient très mal à l’aise au moment de le faire.

Dans son article, « Les dangers de l’obéissance », Milgram a résumé les résultats de son étude révolutionnaire :

« L’autorité rigide affrontait les forts impératifs moraux des sujets de ne pas blesser les autres, et, malgré les cris des victimes dans les oreilles des sujets, l’autorité l’a remporté le plus souvent. L’extrême détermination des adultes à répondre à presque tous les ordres d’une autorité constitue le point d’orgue de l’étude, et le fait demandant le plus urgemment des explications. » (2)

Une version modifiée de cette expérience a révélé quelques bonnes nouvelles à ceux d’entre nous confrontés aux mensonges et aux abus des autorités : dans une variante, trois enseignants (deux acteurs et un sujet réel) géraient le test et les décharges. Lorsque les deux acteurs désobéissaient à l’expérimentateur et refusaient d’aller au-delà d’un certain niveau de décharge, trente-six des quarante sujets rejoignirent leurs pairs désobéissants et refusèrent également. (3)

La leçon pour les sceptiques du 9/11 n’est pas difficile à comprendre : si nous continuons à aller au delà de nos propres barrières tabous, au delà de la résistance des autres, et que nous continuons de parler en toute confiance de notre vérité avec des informations étayées, nos pairs à travers le monde se joindront progressivement à nous.

Néanmoins, les données provenant des expériences originales de Milgram peuvent toujours nous « choquer », comme cela a été le cas dans le monde des années 1960. Pour moi, en tant qu’étudiante de premier cycle, il était inquiétant et bouleversant d’entendre que les deux tiers d’entre nous auraient administré une décharge potentiellement mortelle à une personne impuissante et malade : ayant été élevée par des parents clairement autoritaires, je savais qu’il était probable que j’eus également suivi ces ordres ! Je résolus donc de ne jamais suivre aveuglément l’autorité, mais plutôt d’écouter et de faire confiance à mon intime conviction et à ma conscience.

Mais ces conclusions s’appliquent-elles au point de croire fermement ce qu’une autorité nous dit ? Nous pourrions parfois soupçonner que nous suivons les ordres d’une autorité, mais que nous ne croyons pas toujours intimement ce que cette autorité proclame (par exemple, que 19 musulmans nous ont attaqués parce qu’ils détestent nos libertés). Mais des données empiriques montrent pourtant que ces résultats s’appliquent bien, surtout si notre peur s’est intensifiée et que nous respectons cette autorité en particulier (par exemple, George W. Bush ou Barack Obama).

Une expérience sociale étonnante menée par l’enseignante de « troisième année » [Ndt : équivalent à une classe de CM1, âge 8-9 ans] Jane Elliott démontre la puissance de notre propension humaine à croire une autorité établie [Ndt : littéralement « de confiance »], et même à développer notre identité en nous basant sur ce que cette autorité nous dit sur nous-mêmes. Après l’assassinat de Martin Luther King Jr. [1968], Elliott voulut aider ses élèves d’une communauté blanche d’une petite ville de l’Iowa à comprendre les préjugés. Un jour, elle leur dit :

« Aujourd’hui, les personnes aux yeux bleus seront au fond et les personnes aux yeux bruns devant. Ce que je veux dire c’est que les gens aux yeux bruns sont meilleurs que les gens aux yeux bleus. Ils sont plus propres que les personnes aux yeux bleus. Ils sont plus civilisés que les personnes aux yeux bleus. Et ils sont plus intelligents que les personnes aux yeux bleus. »

http://img11.hostingpics.net/pics/330755janeelliott.jpg

Enseignant de troisième année Jane Elliott

Les personnes aux yeux bruns étaient autorisées à rester plus longtemps en pause, à utiliser le terrain de jeu plus grand, et étaient prioritaires pour déjeuner et pour un second service. Elliott a donné pour instructions aux personnes aux yeux bleus de ne pas jouer avec les gens aux yeux bruns, à moins de le demander, et de s’asseoir dans le fond de la salle. Chaque enfant aux yeux bruns s’est vu remettre un collier à mettre autour du cou d’un enfant aux yeux bleus. Tout au long de la journée, l’enseignante a ressassé que les enfants aux yeux bruns étaient des enfants supérieurs et que ceux aux yeux bleus étaient inférieurs.

A midi, l’unique comportement des enfants montrait s’ils avaient les yeux bleus ou bruns : les enfants aux yeux bruns étaient heureux, alertes, profitant de la vie. Et ils produisaient un travail bien meilleur qu’ils ne l’avaient jamais fait auparavant. Les enfants aux yeux bleus étaient malheureux. Leurs postures, leurs expressions, toutes leurs attitudes étaient celles de la défaite. Leur travail en classe a fortement régressé par rapport à la veille. En une heure ou deux, ils semblaient inférieurs et agissaient, de fait, comme s’ils l’étaient. C’était choquant.

Mais ce qui était encore plus effrayant était la façon dont les enfants aux yeux bruns s’en prenaient à leurs amis de la veille .... (4)

Jane Elliott a inversé l’expérience le lendemain, étiquetant les enfants aux yeux bleus comme supérieurs, et la même chose s’est produite dans le sens inverse.

À la fin de la journée, elle a dit à ses élèves que c’était seulement une expérience et il n’y avait aucune différence entre les personnes aux yeux bleus et aux yeux bruns. Les enfants ont enlevé leurs colliers et se sont étreints, se sentant grandement soulagés d’être égaux et de nouveaux amis. Un aspect intéressant de l’expérience est comment cela a affecté leur apprentissage .... Une fois que les enfants ont réalisé que leur pouvoir d’apprendre dépendait de leurs propres convictions, ils étaient persuadés d’être intelligents et de ne pas se laisser avoir une nouvelle fois. (5)

Bien évidemment, on pourrait penser que les adultes seraient à l’abri de telles pressions sociales et de telles manipulations, non ? Les adultes ne seraient-ils pas capables de discerner et de résister à ce à quoi les enfants ne peuvent pas ? Certainement, en tant qu’adultes, notre identité ne serait pas affectée par de telles manipulations, n’est ce pas ?

suite>



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