Je propose une explication :
« L’idée centrale de Hitler est simple : lorsqu’on s’adresse aux masses, point n’est besoin d’argumenter,
il suffit de séduire et de frapper. Les discours passionnés, le refus
de toute discussion, la répétition de quelques thèmes assénés à satiété
constituent l’essentiel de son arsenal propagandiste, comme le recours
aux effets théâtraux, aux affiches criantes, à un expressionnisme
outrancier, aux gestes symboliques dont le premier est l’emploi de la
force. Ainsi, quand les SA brutalisent leurs adversaires politiques, ce
n’est pas sous l’effet de passions déchaînées, mais en application des
directives permanentes qui leur sont données. »
— Henri Burgelin, « Les succès de la propagande nazie », in L’Allemagne de Hitler, p. 124.