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asterix 21 décembre 2014 11:44
asterix

Pas de chance pour vous, Mr Fortin, vraiment pas de chance. Je vivais à nouveau à Habana les trois mois avant et les trois mois après la visite de Jean-Pol 2 et ai, voyez mes réponses aux articles qui sont toutes collationnées dans l’espace rédacteur, commenté longuement, très longuement celle-ci,. Je vous y reporte. Je n’ai pas envie de vous répondre deux fois la même chose, comme cela au moins vous n’allez pas m’accuser de mentir ou déformer une vérité forcément différente de la votre.
Je n’ai jamais vu cela nulle part ! Tous les jours à la TV et dans la Gramna ( journal du parti et seul organe de presse permis avec ses deux dérivés, également du parti ), on vous assénait la chance qu’avait Cuba d’organiser la rencontre des deux plus grands hommes du XXème siècle, que le Pape ; le Messager de la Paix disait-on sans jamaos apporter la moindre nuance comme dans toute bonne campagne de pub, venait en personne reconnaître que Cuba était le pays le plus social du monde.
Huit jours avant son arrivée, ce furent les élections sur le seul thème : sommos todos unidos !
Tu parles, tu as juste le choix entre les 3 candidats du parti et tu as tout intérêt à remplir les trois cases au crayon gras, le bulletin sur papier transparent laissant aux examinateurs, pardon les assesseurs toute latitude de voir si tu as bien rempli ton DEVOIR !
Et si tu joues à l’absent, la milice viendra te chercher à domicile.
Résultat 99,7 % pour.
Sans commentaires.
Trois jours avant son arrivée, je m’en souviens comme si c’était hier, mon ex me dit :
- ça y est, ils sont partout !
- qui ça ?
- les bérêts noirs, les forces d’élite du régime
- je ne les vois pas
- on voit cien que tu n’es pas d’ici. Sur le toît, là. Au coin de la rue ici. Tu ne peux pas te tromper, ils frisent tous les deux mètres. Putain, il a mis le paquet, ils sont partout !!!
Fidel venait de faire venir à Habana 200.000 partisans, principalement de Santiago, la ville que contrôlait son frère... Ses centaines, des milliers d’autocars anti-déluviens prudemment gardés jors de la ville
L’avant-veille de la visite, j’en ai encore des frissons dans le dos, une masse de pettes vieilles dans les ruelles d’Habana Centro derrière une croix du Christ en train de chanter « Ave, Ave, Ave Mari-ia ! »
Là,il ne pouvait quand même pas leur envoyer les mittrailleuses...
Quel courage, elles furent les seules ! Rien que de petites vieilles... S’il y avait eu un seul mec, dès le lendemain, il était bon pour le camp de travail !
Veille de la visite, Fidel apparaôt enfin à la TV Un petit discours rien qu’une heure.
Je cite, c’est gravé dans ma mémoire, il entame de sa voix lente et incantatoire en tapant de l’index sur la table :
- Nous, peuple cubain, savons comment recevoir nos visiteurs.
Commentaire d’un de mes beaux-frères :
- Il a tout préparé. Le peuple ne se lèvera pas, c’est foutu !
Euh, il était membre du parti, le beau-frère. L’autre était fou, il criait toutes les nuits depuis qu’il était revenu de « la guerre de libération de l’Angola » et tremblait, tremblait encore 5 ans plus tard. Je n’ai jamais réussi à le faire parler, il se cachait en cocon dans un coin de la pièce de séjour dès que j’essayais de le sortir de son silence. Dans le monde capitaliste et même d’autres, je pense qu’on appelle cela le syndrome de Stockholm...
Demandez aux G’Is revenus du Vietnam, ils savent mieux que moi
Ma belle-mère me sort :
- demain, on DOIT aller voir le Pape.
- Comment cela, on doit !
- Oui, toute la cuadra est convoquée, notre place est, là je ne sais plus exactement où, Habana est si grande et il n’y a aucun, presqu’aucun moyen de transport. Mais je me rappelle qu’on a dû faire le chemin à pied, au moins 3 km encadrés par les officiels du comité de quartier. Les officiels, pas les autres, ceux-là, on ne les connait pas et un cubain a appris à se méfier de tout le monde, c’est une question de survie. On arrive, les comitards à Fidel sont derrière pour voir, tout surveiller, bien veiller à ce que TOUT LE MONDE soit là.
Pas le beau-frère angolais, l’excuse était majeure
L’autre non plus, il était convoqué pour conduire son camion à benne pour les milices à Fidel, tous en civil, tous munis de bâtons, tous à l’arrière, tous prêts au cas où. S’il y a manifestation populaire contre, ils se mélangent aux manifestants, regardent qui est qui, les rossent en les traitant de traîtres,
TOUT EST prévu :...
On a vu passer le Pape comme on voit passer le Tour de France.
VIVA FIDEL, VIVA EL PAPA entament les comitards.
Toute la rue suit, sait qu’elle est obligée de suivre
Je ne reparlerai pas de la messe du dimanche. Vous n’avez qu’à aller consulter mon espace de modération, tout y fut décrit. Minutieuesement et avec honnêteté.
Je réitère mes accusations, Mr Fortin :
VOUS L’HUMANISTE OU PRéTENDU TEL, VOUS VOUS FAITES LE COMPLICE D’UNE DICTATURE
Vous avez, contrairement à votre ami Lasmani, l’honnêteté de répondre à vos contradicteurs.
Mais, je réttère également : toujours avec des faux-fuyants, toujours en semant le doute sur autrui, toujours sans aucun argument-réponse.
J’arrête là, j’commence vraiment, sauf votre respect, à avoir envie de vous foutre une tarte.
J’ai donné un point de vue sur Obama et sa reconnaissance bilatérale.
Il me semble à vous lire que vous n’admettez aucun point de vue différent du votre.
Un peu comme Cabanel dans son domaine. Qui plus est dans son cas, un domaine où il a raison.
VIVA LA LIBERTAD, ADELANTE REBELDES !
Ambiance, ambiance....



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