Vous connaissez mal les Cubains. Peu ouverts sur le monde par décision unilatérale de ceux qui les gouvernent, ils ont une idée fausse et idyllique des USA, idée encore alimentée par la « Louve de Miami » comme dit Fidel. Le jour où ils seront enfin désinfantilisés - dans les deux sens du terme - ils auront assez d’intelligence pour envisager une troisième voie qui ne sera ni celle de la misère physique et mentale, ni celle de la soumission à l’impérialisme et la colonisation économique.
Au fond de tout Cubain, il y a un José Marti qui sommeille.
La liberté, c’est bien. Encore faut-il savoir qu’en faire. Une fois l’esprit critique libéré, ils ne se précipiteront pas dans le piège qui leur est tendu, tant par la pseudo libéralisation d’un régime aux abois qui veut conserver ses privilèges que par l’Oncle Sam qui veut rendre le pays à ses anciens propriétaires. Les deux oligarchies devront s’incliner devant le peuple. Dès lors, le 55 ans de dictature du prolétariat ( ? ), 56 dans quatre jours, auront quand même servi à un petit quelque chose.
Adelante rebeldes !