Bonjour,
L’histoire a pendant trop longtemps plongé les Cubains dans une situation sociale dramatique et politiquement manichéiste qu’à travers votre échange, si vous le permettez, vous tendez à perpétrer l’un et l’autre d’une façon anachronique et, compte-tenu des récents évènements, complétement décontextualisée. Vous parlez dans un absolu qui n’est plus.
Je crois qu’à cet égard, le Pape comme l’auteur l’ont compris, qu’alors que vous opposez bipolairement présent et passé, responsabilité un coup à droite, un coup à gauche, l’histoire de cette île est au contraire à écrire au futur. Vous ne pouvez que le sentir.
Les querelles n’étant pas une fin en soi, Batista, la guerilla, la révolution, le(s) lâchage(s), puis les missiles, l’embargo, les dérives de Fidel, Gantanamo... l’histoire est écrite. Pour l’instant, et en ce qui me concerne, grâce soit rendue et bravo à Barak, Raul et Francesco (et au Buena Vista Social Club), et pour le reste, restons prudent et modeste, l’histoire jugera les restes.
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J’observe tout-de-même avec un sourire un peu narquois je l’avoue, la fustration aux USA, des cubains exilés des précédentes générations qui crient en chœur au scandale ! et à la trahison ! et qui n’en ont que foutre que l’île-mère se libéralise, affolés par la perte automatique de leur statut socio-politique -si particulier- du banni-réfugié.
Point intéressant : Miami, d’ailleurs, s’en remettra-t-elle ? Question échanges « internationaux », un boom est certainement à attendre, mais question infrastructures socio-professionnelles existantes liées à Cuba, omniprésentes (et en grande partie fonctionnant dans une occulte démerde que justifiait la situation politique aujourd’hui brusquement disparue), gros chambardement à prévoir aussi, à mon avis, principalement dans les milieux précités.