@JMBerniolles
Tout ce que vous dites est vrai.
Mais je comprends la peur des antinucléaires qui sont de bonne foi.
Malheureusement, « les faits sont têtus ». Les alternatives aux énergies fossiles et nucléaires ne pourront jamais produire les quantités d’énergie nécessaires pour que les BRICS, mais aussi les autres pays qui se développent rapidement, vivent à l’européenne c’est-à-dire dans une débauche de consommation d’énergie (et je ne parle pas de l’absurde « way of life » qui ajoute le gaspillage délibéré).
En ce qui concerne ASTRID, j’ai été déçu d’apprendre que l’on refroidissait et transmettait la chaleur par du sodium fondu.
Comme vous le soulignez, la réaction de contact sodium-eau est explosive, chimiquement explosive, et c’est un risque qu’il faudrait éviter.
Car une explosion, par exemple dans l’échangeur de chaleur qui produit la vapeur mouvant la turbine provoquerait une panne de longue durée, même si aucune radioactivité ne sort de la centrale.
Une telle défaillance soudaine serait difficile à gérer pour le réseau électrique, ainsi que pour continuer à refroidir le cœur avec énergie perdue qui plus est.
Il me semble que des plaques de fer pur, mobiles et évacuant la chaleur du cœur, balayées à par un fort courant d’hélium éviterait ce risque inutile.
Je pense que l’avance que les ingénieurs français ont en matière de nucléaire devrait aussi leur permettre de développer des centrales au thorium « ensemencé » par du plutonium.
La production d’uranium 233 obtenue à La Hague par exemple, pourrait être utilisée dans des réacteurs embarqués pour le transport sous-marin de marchandises.
L’intérêt du sous-marin sur le transport de surface serait d’éviter les collisions (voyage dans les trois dimensions au lieu de deux, comme pour les avions) et surtout les tempêtes ou les vagues « scélérates ».
Bien sûr entre l’Europe et l’Asie, le voyage se ferait en passant sous la banquise été comme hiver, évitant les péages du canal de Suez et les pirates.
Des centrales à l’uranium 233 plus puissantes pourraient rester immergées au large des côtes peu sûres et vendre l’électricité aux pays riverains grâce à un câble sous-marin. Là encore l’immersion rendrait impossible l’attaque par des islamistes.
Tous ces projets doivent être contrôlés par la puissance publique avec une préoccupation de sécurité primant sur la recherche de profit qui serait l’unique but du privé.