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Pour les retraites par exemple, le FN est dans la continuité des réformes voulues
par les gouvernements précédents (1993-2003-2010). Mais en plus, lui le
pourfendeur de la finance, plaide pour une retraite par capitalisation
ouverte à tous et gérée par des organismes financiers privés. Ceci est la porte
ouverte à un système à deux vitesses, où les pauvres auront une retraite de
misère, et leur épargne sera investie dans des circuits financiers, pour être
utilisée sur des marchés spéculatifs, responsables de licenciements et
délocalisations. De plus, si un krach boursier survient, leurs économies
s’envolent…
Pour sauver l’emploi, le FN est partisan du protectionnisme : tous unis derrière
les capitalistes français ! Car parallèlement au protectionnisme et à la
préférence nationale, sont but est de libérer le travail et de donner des
garanties au Medef dans la pure droite ligne des doctrines ultralibérales. La
vie sociale (et la vie tout court), l’amélioration des conditions de travail et
les valeurs collectives sont loin d’être sa préoccupation. Le FN préfère le
corporatisme et l’individualisation des revenus, le FN comme la droite
sarkozienne, prône le salaire au mérite et la mise en concurrence des salariés
entre eux. La préoccupation du FN est le temps que le salarié passe au service
de l’entreprise, livré à l’arbitraire et à la soumission au patronat et à ses
petits chefs. D’ailleurs, le Medef n’a rien à redire sur la vision «
entreprenariale » du FN, bien au contraire !