Je partage ce que dit l’auteur de l’article .
Mais je dirais que le point de vue de Hollande n’est pas si neuf .
Dès la scission de 1920 avec le Congrès de Tour qui fonda majoritairement le PCF ( la majorité des délégués choisis dans les sections socialistes ont suivi la motion Cachin-Frossard et soutenu à la fois la Révolution russe et condamné les députés socialistes chauvins ayant voté la Guerre ) , Blum ne disait-il pas : « vous nous reviendrez » , traitant en enfants désobéissants la majorité ayant opté pour le bolchévisme, sans donc même leur reconnaître la liberté ni la maturité d’un choix politique conscient .
Or , si le PCF a pu voir le quitter un certain nombre d’adhérents ( et d’autres venir ) , ceux-ci n’ont que très marginalement intégré le PS ; et en général ce furent des dirigeants , prises de choix : un militant du PCF ne se sent pas chez lui au PS .
Pourquoi est-ce ainsi ? en premier lieu pour des raisons de conscience de classe .
Hollande a un mépris de classe , comme l’avait Blum et le partagent beaucoup de dirigeants du PS .
Derrière l’anticommunisme point un mépris de classe .
Du reste le mépris dont sont l’objet les électeurs du FN s’affiche souvent aussi comme un mépris de classe . Il va de soi que le FN lui-même use de démagogie pour attirer des électeurs bien au-delà de la classe dont il représente les intérêts . Mais le FN use d’un langage qui s’oppose à celui de Hollande , qui affiche son mépris de classe .
Le fait d’amalgamer scandaleusement le parti communiste dont le prestige fut refondé par son rôle prépondérant dans la Résistance , avec le FN , qui représente l’idéologie combattue par le PCF outre la provocation , est aussi du mépris de classe : pour Hollande , tout ça , c’est le bas peuple , stupide , incapable de raisonner .
De la part de la carpette des intérêts US qu’on a pour président , au fond , l’invective à l’encontre de ceux qui résistèrent à l’Occupant nazi n’a rien d’étonnant .
Hollande est du parti d’un certain Georges Albertini dont la biographie est fort intéressante ( cf Jean Lévy : Georges Albertini , un livre documenté qui révèle des aspects très occultés de la vie politique en France ) ...Et là on voit que pour beaucoup d’élus de la SFIO , la collaboration a été avérée et assumée ... jusqu’en 1944 ou 45 .