Difficile d’imaginer que le gouvernement grec bluffe encore : j’ignore quels atouts peuvent encore surgir de sa manche, mais à une ou deux cartes près, son jeu est étalé sur la table !
Au delà des rodomontades de Wolfgang Schäuble et autres grincheux, toute la question est maintenant de voir comment les créanciers vont pouvoir reculer et faire volte-face sans (trop) la perdre, ou de savoir s’il en est un assez suicidaire pour acculer Syriza au Grexit et exposer le contribuable €uropéen - français et allemand principalement - à la perte sèche de 160 milliards d’€uros.
Quelle que soit l’issue de l’affrontement, la doctrine austéritaire et ultra-libérale de la Troïka en prend un sérieux coup, et par extension tous les gouvernements qui ont accepté de s’y soumettre et saigner leur propre population.
Le peuple grec a durant l’antiquité donné naissance à la démocratie : merci à lui de nous en rappeler les saines vertus ! 