@bernard29
Le communisme en Grèce a une histoire particulière. Comme en Yougoslavie de Tito, ce n’est pas l’Armée Rouge qui a chassé les nazis mais la Résistance emmenée pour l’essentiel par le KKE. Sauf que dans les négociations de Yalta, Staline a préféré la Pologne à la Grèce qui a été dévolue à l’influence britannique. Celle-ci, pour s’imposer sur le terrain, a du mener une guerre civile contre le KKE qui s’est soldée par l’expulsion de celui-ci vers l’URSS, Bulgarie, Yougoslavie. Le KKE s’est alors scindé entre les communistes de l’extérieur (KKE) et ceux de l’intérieur qu’on retrouve dans Syriza aujourd’hui. Après la chute des colonels, le KKE est revenu en Grèce sans qu’il soit possible de refaire l’unité avec le parti communiste dit de « l’intérieur »
Le KKE, bien que très ancien, est encore lourdement handicapé par la « maladie infantile » décrite par Lénine en 1918. Dans les années 70 il fût la « main de Moscou » contre « l’eurocommunisme » de Marchais-Berlinger-Carrillo.....et n’a pas évolué avec la chute de l’URSS.