Réaction affective, Loatsé. Gerbez si bon vous semble, mais revenez, s’il vous plaît.
Au strict regard de l’égalité de droits le débat est légitime. Le débat que je soulève peut paraître choquant pourtant il est fondamental dans une époque qui place l’égalité au-dessus de bien des considérations différentialistes.
On peut aussi envisager d’autres choses, et surtout éduquer les jeunes bien en amont : la sexualité a aussi, encore et toujours, des effets peu prévisibles. La liberté de choix doit être partagée. Sur le plan du droit on constate une inégalité profonde. Mais le droit seul ne peut prendre en compte toute la réalité et les conséquences physiques et autres d’une telle suggestion. L’aspect affectif et moral est immense.
De plus, dans le cas où une telle loi existerait, le désaccord dans le couple conduirait à ce qu’il y ait forcément un ou une perdante. Ce n’est pas une bonne chose. Sans compter l’enfant lui-même évidemment, que je n’ai pas inclu dans ce débat, volontairement.
Je pense que c’est un débat qui contrarie par exemple l’idée que le corps de la femme lui appartient – comme celui de l’homme lui appartient aussi. Les contraintes ne sont pas que physique mais affectives, morales, sociales, économiques, éducationnelles. On est ici devant un constat bien plus que devant une provocation. Il y a une inégalité de fait aux conséquences bien réelles.
On peut considérer qu’il y a eu utilisation du sperme de l’homme sans son consentement. La symétrie serait que l’ovule d’une femme soit prélevé à son insu et utilisé sans son accord. Ce serait un crime. Pourquoi ne le serait-ce pas dans l’autre sens ? On peut dès lors imaginer qu’une situation de « vol » de sperme soit considérée comme une atteinte à l’intégrité, comme une violence et comme un délit grave, supposant un dédommagement ou une amende conséquents. La pension pour l’enfant, prise en charge par la société, devrait être supervisée afin qu’elle ne soit pas détournée.
Il se trouve que les hommes aussi ont des droits et que les relations femmes-hommes sont aujourd’hui en partie minées. Tout doit donc se discuter.