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clostra 30 août 2015 12:01

Une petite réflexion sur le fait qu’on peut actuellement tout dire sur la politique et son contraire qui signifie ni plus ni moins que les politiques ont perdu leur altérité.

les faits :
un beau tour de passe passe institutionnel : le passage du septennat au quinquennat et la synchronisation des élections législatives qui obligent non plus à la cohabitation mais à mettre des ministres caméléons (avec le bon goût d’en choisir parmi eux, une et une seule qui fera croire le contraire - exception qui confirme la règle ou brouillage ?)

s’en suivent, puisque tout est égal, un référendum européen voir 2 qui amènera la signature d’un traité contre le résultat (non à cette Europe-là)

puis cahin-caha, la machine prend le dessus.

C’est ainsi que « on » voue soudain un amour inconsidéré à une coquille (vide), un objet (non ce n’est pas bien de remplacer un oeuf par une pierre !) : l’entreprise

Un oeuf plein et prometteur, c’est l’esprit d’entreprendre. Là on peut tous s’y retrouver et faire éclore un poussin.

Le problème est qu’il faut trouver un moyen de dire son contraire et pour cela, il faut un compère, un tiers (la triangulation c’est un peu la règle pour retrouver une certaine altérité de façade, au moins.

Qu’on ne s’y trompe pas : c’est la « machine » qui nous gouverne, seuls les hommes sont capables de machination.

J’aime l’esprit d’entreprise qui habite tout homme normalement constitué.

Il est possible que ma voisine dont j’arrose la terrasse ne soit pas très contente des deux pigeons éclos sous son junipérus ... des pigeons ramiers, superbes et altiers ! c’est que son voisin du dessous - autorisé au port d’armes - n’est pas là pour karchériser en pestant, sa terrasse juste en dessous. Elle va encore me dire ne pas comprendre pourquoi les pigeons viennent mourir sur sa terrasse. C’est horrible ce truc quand on y pense !

Je dis ça, je dis rien.



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