Le constat est malheureusement clair.
Virage ou pas, les mesures proposées par François Hollande sont
incontestablement inspirées par le (néo-)libéralisme. Et ce n’est
pourtant pas sur une telle feuille de route qu’il s’est fait élire. Le
candidat Hollande nous rappelait à propos de la crise de 2008 la chose
suivante : « À cette situation, il y a des responsables. Il y a la finance,
bien sûr, qui a pris le contrôle sur l’économie, la société et même nos
vies. Il y a les politiques injustes et inefficaces menées depuis dix
ans. Il y a les fautes économiques et morales du quinquennat finissant »
(Mes 60 engagements pour la France, p.2). Son engagement n°7 était
clair : « Je séparerai les activités des banques qui sont utiles à
l’investissement et à l’emploi, de leurs opérations spéculatives.
J’interdirai aux banques françaises d’exercer dans les paradis fiscaux.
Il sera mis fin aux produits financiers toxiques qui enrichissent les
spéculateurs et menacent l’économie. Je supprimerai les stock-options,
sauf pour...lire la suite