De toutes les dimensions, le temps est la plus simple, la plus fascinante, la plus irrévocable.
Simple, parce que contrairement à l’espace qui nécessite 3 coordonnées, le temps en a besoin d’une seule.
Fascinante car on ne peut pas la maîtriser. On est porté par le temps comme on peut être porté par une voiture.
Sauf que personne ne conduit son temps. C’est lui qui nous conduit.
Irrévocable car on est conduit vers une seule dimension. L’avenir. Pas de frein, pas d’accélérateur accessible. Et a la fin la mort. Chronos sert Thanatos.
Mais on en a déjà tellement appris.
On sait que si le temps va toujours dans un sens, c’est à une vitesse qui dépend de la déformation de l’espace.
Le temps mesuré à la surface de la Terre et 100 km plus haut n’est pas le même. Même si la différence est insignifiante.
Plus un objet est massif, et plus le temps s’y écoule lentement. Pareil pour un objet en mouvement. Passé une certaine vitesse on entre en temps relatif : le temps dans le bolide en mouvement est différent du temps d’un point fixe. Voyagez dans un vaisseau qui file à 99,99 % de la vitesse de la lumière.
Restez y cent de vos années. A l’extérieur, quand le vaisseau s’arrêtera, mille ans se seront écoulés à peu près. C’est, pour le moment, la seule machine à voyager dans le temps « disponible ».
Le trou noir étant l’objet le plus massif connu, en toute logique, le temps ne s’y écoule plus en son centre.
On peut extrapoler et penser que si un objet plus massif existait, le temps y serait inversé par rapport au nôtre.
Cela laisse à penser.