De fait, l’analyse marxiste constitue un bon remède pour resituer dans leur perspective différents événements qui frappent l’opinion publique.
Si les complots existent bel et bien - pour ceux qui n’en sont pas convaincus, ou préfèrent le steack accomodé « saignant »,reportez-vous d’urgence à l’œuvre de Machiavel, éclairante et de surcroît fort savoureuse -, en requalifier tout événement frappant semble fort vain et particulièrement contre-productif, quand cela ne relève pas tout simplement d’une stratégie de disqualification.
Si ses effets peuvent être larges, un complot bien mené ne laisse généralement que peu de traces, seulement des suspicions ! Et si même il en laisse d’évidentes comme pour le 11 septembre, l’ampleur même de l’événement, sa mise en scène « magistrale » et les multiples écrans de fumée de la propagande nous laissent toujours sur notre fin quant à en discerner précisément la chaîne de responsabilité.
Mais malgré certains points obscurs de leur narration officielle - je pense notamment à « Charlie » -, la logique du système (acculturation et marginalisation durant 40 ans des gamins de nos banlieues, visas accordés sans sourciller depuis des décennies aux plus obscurantistes prêcheurs de haine financés par les pétro-dollars, ...) suffit généralement largement à les susciter pour - comme à l’accoutumée - en exploiter la médiatisation à son propre profit, sans qu’il ne soit nécessaire pour les expliquer de recourir à la thèse du complot.
Et que les « philosophes » et autres marchands de soupe main-stream se gaussent n’a rien de très étonnant : même étiquetée de « gauche », la hauteur de leurs émoluments est directement proportionnelle à l’efficacité de leur propagande pour le système qui les nourrit. 