Cessez donc de parler de l’héritage Ottoman dont le Grèce ne se remettrait pas après deux siècles et plus d’indépendance. La vérité, c’est que les Hellénophones connurent sous cet empire une des situations économiques et sociales parmi les plus privilégiées de toute leur histoire, et que les Turcophones eux-mêmes se plaignirent grandement de l’oppression économique que leur faisaient subir notamment les mafias maritimes grecques qui dirigeaient financièrement les opérations de piraterie méditerranéenne faites en leur nom. La Révolution nationaliste turque d’Ataturk, que je ne veux pas justifier en tout, était une révolution populaire nationaliste et anti-impérialiste copiée sur le modèle des révolutions européennes contre des réseaux de privilèges économiques qui utilisaient la langue grecque bien souvent.